Accompagnement pastoral et psychothérapies

De nos jours les pasteurs ne sont pas les seuls à proposer un accompagnement aux personnes qui le désirent. Dans ce contexte, Christophe Paya, professeur de théologie pratique et doyen de la Faculté Libre de Théologie Évangélique de Vaux-sur-Seine (FLTE), nous expose les spécificités d’un accompagnement pastoral en le mettant en parallèle avec les autres types d’accompagnement.

2 Commentaires

  • Jean-Pierre KASEMIERCZAK 7 mars 2017 10 h 26 min

    Merci pour cette approche, mais il me semble qu’elle n’est pas suffisamment développée.
    La psychothérapie, ou la Relation d’Aide, ne vise pas à conduire la personne vers une pratique ecclésiale ou plutôt dans la perspective du développement d’une vie d’église et d’une vie relationnelle meilleure avec les membres de la communauté ou même avec Dieu.
    La psychothérapie ou la Relation d’Aide, suppose que cet aspect de la vie de l’individu est pafois perturbé par une problématique psychique, due à un développement émotionnel ou un développement psychique non accompli. (même s’il est utopique de croire que, qui que ce soit, ait accompli ces développements complétement, on peut considérer qu’il s’agit davantage de développements non suffisamment accompli)
    La psychothérapie ou la Relation d’Aide est à mon sens un accompagnement de la personne pour remettre en route l’accomplissement de ces développements ou de ces processus défaillants, afin que cette personne soit plus apte à la relation entre frères et sœur, la relation à elle-même et même la relation à Dieu.
    Cet accompagnement, se pratique avec beaucoup d’écoute, de bienveillance et de compréhension de l’âme humaine dans toute sa complexité. C’est la raison de la nécessité d’une formation spécifique approfondie et également pour l’accompagnant, d’un travail sur soi suffisamment conséquent.
    Dans cette perspective, l’accompagnement en Relation d’Aide ou en psychothérapie, est un atout important pour l’accompagnement pastoral, parce qu’il permet de résoudre certaines situations conflictuelles, parfois sourdes, c’est à dire non directement visibles mais se manifestant par une souffrance diffuse (conflits avec soi-même, avec les autres et avec Dieu), et de ce fait, une fois résolues, permettre une croissance spirituelle dégagée de toute considération conflictuelle.
    Il me semble important de favoriser la collaboration entre ces deux accompagnements, si nous souhaitons la croissance des individus qui composent l’Église.
    Les opposer ne me semble pas raisonnable,

  • Christophe Paya 9 mars 2017 16 h 30 min

    Merci de ces précisions. En effet, la question est plus complexe qu’il y paraît. Dans tous les cas, il ne s’agit surtout pas d’opposer l’accompagnement pastoral ou ecclésial et les autres types d’interventions. Mais de dire la spécificité et le cadre de référence de chacune, et en particulier de l’accompagnement pastoral. Chaque intervenant (psychothérapeute, psychologue, assistante sociale, conseiller conjugal et familial, etc.) a des “outils” qui lui sont propres et un cadre de travail particulier. De même, l’accompagnement pastoral en Eglise est une démarche légitime, qui a une longue histoire, qui a sa propre logique et ses propres objectifs. Il faudrait bien sûr définir tout cela plus en détail, de même que les possibles complémentarités des approches.

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