Sur le chemin de la douleur…

Sur le chemin de la douleur…

Nous sommes tous démunis devant la tragédie qu’est la mort. Sentiment d’injustice, colère, sanglots, nous réagissons tous d’une manière différente. Nous avons tous le même ressenti : la mort est inacceptable. Pourtant, elle fait partie de notre condition humaine. En devenant homme, Jésus a accepté le lot de l’humanité avec ses joies et ses tristesses. Il a aidé les pauvres, guéri des malades et enfin, consolé les endeuillés.

Dans Jean 11, Jésus arrive dans une situation terrible : Lazare, son ami, est mort subitement après être tombé malade quelques jours plus tôt. La mort était venue sans prévenir. Sa famille et ses amis étaient en deuil depuis quatre jours. Il n’y avait plus d’espoir face à l’irréparable.

Jésus est là pour ses amies

Jésus vient alors réconforter Marthe et Marie, les sœurs de Lazare. Il leur donne toute son attention. Jésus prend le temps de parler individuellement avec chacune d’elles pour connaître leur ressenti. Il leur montre qu’il est disponible et qu’il veut les accompagner sur ce chemin douloureux. Jésus estimait donc que ce qui était plus pressant, ce n’était pas le miracle, mais la relation avec ses disciples, avoir un temps où elles peuvent déverser leur cœur. Jésus veut passer du temps avec nous. C’est dans ces moments qu’il nous apprend à mieux le connaître et nous restaure.

Jésus estimait donc que ce qui était plus pressant, ce n’était pas le miracle, mais la relation avec ses disciples.

Dans son rapport avec Marthe et Marie, Jésus les rencontre là où elles sont, il partage leur état d’esprit et les fait avancer vers un meilleur horizon.

Marthe et ses convictions

Malgré son chagrin, Marthe exprime sa confiance en Jésus car elle sait qu’il a une relation particulière avec son Père (v.22). Jésus affirme alors explicitement : « ton frère ressuscitera » (v.23). Marthe ne comprend pas et pense qu’il fait référence à la résurrection finale. Mais Jésus veut l’amener plus loin. Marthe connaît les Écritures. Mais Jésus lui apprend autre chose : l’espérance future a une implication présente. Jésus est la résurrection et la vie, c’est-à-dire qu’il produit la vraie vie en nous dès maintenant : la vie éternelle commence aujourd’hui.

L’espérance future a une implication présente.

Puis, Marthe fait une splendide confession de foi (v.27), qui, plus tard dans le récit, semble pourtant limitée (v.39) : quand Jésus s’apprête à ressusciter Lazare, Marthe ne s’y attend pas. C’est comme si sa foi restait théorique. Jésus lui montre que la foi a des conséquences dans la réalité. Il ne s’agit pas de cloisonner le spirituel du reste. La foi imprègne tous les domaines de la vie. Ce que l’on vit avec Jésus doit produire du fruit dans notre réalité. De son côté, Marie va l’expérimenter.

Marie et ses émotions

Dans l’histoire, Marie est submergée par sa douleur. Certes, elle est heureuse de revoir Jésus et se précipite vers lui car dans son tourment, Jésus est son seul réconfort. Quand on regarde Marie, on voit un personnage vrai, authentique avec Jésus. Leur rapport contient peu de mots et il est empreint d’émotions.

Jésus se laisse atteindre par son chagrin, il pleure (v.35). Il accompagne Marie au point de partager sa souffrance, ses émotions. Il ne répond même pas à Marie, il agit : le deuil ne durera que pour un temps. Dans les moments de crise, Jésus peut donner la vie aux parties qui sont mortes en nous.

 

La résurrection de Lazare a bouleversé Marthe et Marie : Marthe a compris que sa foi implique un changement dans son quotidien. Quant à Marie, sa foi est renforcée. Jésus les a toutes les deux aidées à avancer, chacune avec leur personnalité et leur réaction propre face à la douleur.

Devant les difficultés de la vie, il est facile de paniquer, de broyer du noir, de perdre pieds. On peut facilement se laisser submerger par les circonstances en oubliant de regarder à celui qui fait toute la différence. Jésus est justement là pour nous rappeler les vérités essentielles auxquelles nous pouvons nous accrocher. Ces vérités ne sont pas abstraites mais elles ont des conséquences concrètes dans notre vie. « Je suis avec toi » (Es 41.10), « l’Éternel est ma force » (Ps 28.7), « Dieu a tant aimé le monde » (Jn 3.16), dans ces quelques mots se trouvent les ressources dont nous avons besoin pour continuer à avancer sur le chemin, parfois douloureux, qu’est la vie. Quoi qu’il arrive, Jésus est là… tout près. La foi est comme une ancre dans la tempête. Jésus nous donne la vie pour que nous restions dans sa main au repos, en paix.

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